Hypersensibles : s’aimer soi-même

Dimanche, j’ai lu d’une traite le livre d’Ilse Sand : Hypersensibles, apprendre à s’aimer soi-même pour être heureux. Notes et analyse personnelles.

Hypersensibles • Ilse Sand
Éditions Tredaniel • 2014 • 168 pages

Depuis fin décembre, j’ai admis que j’étais hypersensible, même si mon hypersensibilité n’est pas facilement identifiable, comme je l’ai expliqué dans cet article. Pour lire mes autres posts sur le sujet, cliquez sur le mot-clé Hypersensibilité.

Ilse Sand est une psychothérapeute danoise, spécialisée dans l’accompagnement des personnes hypersensibles (HSP : Highly Sensitive Person). Dans ce livre, elle nous donne des clés de compréhension pour ce trait de personnalité. Ainsi que des conseils pour aborder de façon plus sereine certaines difficultés courantes pour les personnes hypersensibles.

Avant de faire un résumé des chapitres de ce livre, je dois dire que cette lecture m’a fait du bien. D’abord parce qu’elle a confirmé mon auto-diagnostic : je suis bien hypersensible, il n’y a plus de doutes. Ensuite, parce qu’elle m’a permis de déculpabiliser, de comprendre que mes difficultés (qui sont avant tout des difficultés sociales) sont rencontrées par des milliers d’autres personnes hypersensibles. Je ne suis pas une alien. Et je peux vivre mieux si je réussis à « apprivoiser » ce trait de caractère, à aménager ma vie pour limiter l’hyperstimulation et à communiquer avec les autres sur cette « particularité » (qui concernerait quand même 20% de la population).

Le trait de caractère hypersensible

Les personnes hypersensibles ont longtemps été qualifiées d’introverties.

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S’oublier soi-même pour oser être soi ?

Ce début de mois d’avril m’a entrainée dans une tempête d’activité professionnelle. Stress du télétravail. Retour sur dix jours d’activité intense pendant lesquels j’ai perdu le cap.

Photo Unsplash : Maximilian Weisbecker

Le 31 mars, j’écrivais dans mes Rayons de lune que j’ignorais ce qu’avril nous réservait. Le soir-même, nous apprenions que nous allions être confinés. Écoles fermées, apprentissages en distanciel… J’allais me trouver confrontée à cette réalité que je n’avais pas connu en 2020, étant alors en arrêt pour burn out.

Il a fallu faire des choix pour organiser la classe à distance. J’ai géré l’urgence. Pris des décisions le soir pour le lendemain, contacté les parents d’élèves rapidement, réfléchi à ce que les élèves devaient emporter le vendredi soir dans leurs cartables pour ces trois jours de travail en famille, loin de la classe. Deux jours après, je me lançais dans un projet un peu fou, basé sur le numérique, dont j’ai raconté tous les aspects professionnels dans un article intitulé École à la maison = pêche aux poissons.

Moi et les autres : l’inévitable comparaison

Le stress de cette situation inédite a ravivé mes démons. Le jeudi 1er après la classe, j’étais en stress total avec une question : comment les autres faisaient-ils ? Une de mes collègues, isolée chez elle (cas contact), venait d’envoyer à sa remplaçante des dizaines de fiches à photocopier pour les élèves, avec un programme détaillé pour chacune des trois journées.

Je me suis dit : comment faire aussi bien ?

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Rayons de lune #21-03

Que s’est-il passé en mars ? Psycho, fin d’hiver et cartes mentales. Un mois que je redoutais et que je suis heureuse de voir se terminer.

Photo Unsplash : Ganapathy Kumar

Cauchemars et insomnies

Le mois de mars est, depuis quelques années, un mois difficile à vivre pour moi. J’attribue cela à la sortie d’hiver. Mon corps est fatigué, la météo est encore fraîche et, même si les jours rallongent doucement, on ne se sent pas encore au printemps. Cela va mieux après le changement d’heure, fin mars, car les soirées sont plus longues, les températures ont tendance à remonter et la nature, en avril, sort de son sommeil hivernal.

Ce mois de mars n’a donc pas échappé à la règle. J’avoue que je l’ai abordé avec un peu d’anxiété. Je me disais qu’il ne fallait surtout pas que je m’arrête (car tout arrêt de travail serait pour moi un échec, un doigt dans l’engrenage qui peut mener à une lente descente aux enfers, comme je l’ai déjà si souvent vécu). J’avais peur de tomber malade. Et surtout j’ai tiré peu de bénéfice des vacances d’hiver, qui se sont terminées le 8 mars et se sont avérées plus fatigantes que reposantes.

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