Résilience

Changer son alimentation : manger sans gluten et sans histamine

Alimentation : manger sans gluten et sans histamine

Depuis cet été, je modifie mon régime alimentaire, pour limiter les apports en histamine et en gluten. Pourquoi ce changement ?

Histamine : amie ou ennemie ?

Intérêt des médicaments anti-histaminiques

En juillet, pour faire face aux allergies saisonnières (pollens de graminées), j’ai commencé à prendre un comprimé anti-histaminique chaque jour. Rapidement, j’ai vu mon état de santé s’améliorer :

  • un sommeil plus profond et plus réparateur ;
  • davantage d’énergie, un meilleur ancrage dans le quotidien, une envie nouvelle d’agir ;
  • une meilleure digestion (j’ai retrouvé l’appétit que j’avais perdu depuis des mois) ;
  • une plus grande confiance en moi, en mes capacités à réussir.

J’ai donc commencé à m’interroger sur l’histamine et son rôle sur la santé.

Intolérance à l’histamine

J’ai découvert que certaines personnes souffrent d’une intolérance à l’histamine, qui induit des symptômes sur tout le fonctionnement du corps :

  • Peau (rougeur, démangeaisons, enflures) ;
  • Intestins (crampes, diarrhée, saignements) ;
  • Système respiratoire (toux, asthme, crampes, écoulement nasal, difficulté à avaler) ;
  • Système cardiovasculaire (palpitation, arythmie cardiaque, changements dans la tension artérielle, pertes de conscience) ;
  • Système nerveux (maux de tête, migraines, étourdissements).

Où se trouve l’histamine ?

L’histamine est partout, dans de très nombreux aliments, aussi divers que le chocolat, les fromages affinés, le vin, la charcuterie, les fraises, les poires, les tomates… (liste complète ici). Elle est nécessaire au fonctionnement du corps, mais en ingérer trop peut induire des symptômes chez les personnes intolérantes.

Manger sans gluten

Gluten et histamine : un lien à confirmer

Par ailleurs, j’ai également modifié mon alimentation pour en limiter les apports en gluten. Ceci m’a permis d’améliorer peu à peu mon confort intestinal. Il me semble (mais ce n’est que mon observation personnelle) que le gluten me rend encore plus sensible à l’histamine. Si je mange un aliment riche en histamine (par exemple, hier soir, une banane cuite parsemée de quelques pépites de chocolat) dans un repas ne contenant pas de gluten, l’impact de l’histamine sera moins forte sur mon corps.

Limiter le gluten dans son alimentation

En tous cas, quelle que soit la situation personnelle de chacun, limiter le gluten peut apporter un meilleur confort de vie. Le gluten agit comme une colle (glue). Il peut créer une inflammation de la muqueuse intestinale qui a des répercussions sur le confort intestinal, mais également sur l’absorption des nutriments, ce qui induit carences, fatigue, douleurs articulaires… Pour tout savoir sur le gluten, je vous conseille de lire cet excellent article : effets du gluten sur la santé.

Comment supprimer le gluten ?

Le gluten est partout ! Il est un composant essentiel de 7 céréales, qu’on peut mémoriser facilement avec l’acronyme S.A.B.O.T. (Seigle, Avoine, Blé, Orge, Triticale), en y ajoutant K.E. (Kamut, Épeautre). Petite précision : l’avoine peut être tolérée car le gluten qu’elle contient est différent. Pour ma part, j’ai arrêté de manger du pain (source de gluten, apporté par le blé, et d’histamine, apportée par la levure). Je l’ai remplacé au petit déjeuner par des flocons d’avoine. Et mon confort intestinal s’est amélioré, signe que je tolère bien cette céréale.

Cuisiner maison

Que ce soit pour l’histamine ou pour le gluten, modifier son alimentation est bien plus facile quand on cuisine soi-même. Cela passe souvent par des gestes tout simples. Ainsi, j’ai fait hier soir des crêpes sans gluten, en remplaçant la farine de blé par de la farine de riz et de la fécule de pomme de terre.

Dans le commerce, on trouve de plus en plus d’aliments sans gluten. La gamme de produits Chaque jour sans gluten de Leclerc est assez variée, à prix raisonnables (je vous recommande les madeleines coquilles, que j’ai adoptées pour me caler quand j’ai un petit creux).

Alimentation : madeleines sans gluten
Photo Unsplash (recadrée) : Max Griss

L’idéal reste, bien sûr, de faire soi-même, ce qui peut demander un peu de savoir-faire… et de nombreux essais (je cherche, en ce moment, comment réussir la pâte à tarte). J’ai l’impression de jouer à l’apprentie sorcière. C’est rigolo ! J’aime beaucoup agir ainsi concrètement pour améliorer mon confort de vie… et le plaisir de mes papilles !

L’alimentation est la base de notre bien-être. Je reviendrai dans quelques jours vous présenter un livre sur le sujet.

Comment l’alimentation influence notre santé mentale (et vice versa)

A bientôt !

7 commentaire

  1. De temps en temps, je cuisine sans gluten ! On trouve facilement des recettes sur le net ( pâte à tarte, gâteaux avec de la farine de riz ou autres, pâtes de riz, etc…) je ne déteste pas ces nouvelles saveurs, mais je n’ai rien remarqué sur mon sommeil ou ma fatigue, etc…

  2. Crevette de Mars

    Il y a aux éditions terres vivantes plusieurs livres de recettes sans gluten très bien, notamment des pâtes à tartes dans « mes recettes sans gluten aux légumineuses » qui ont été testées et approuvées par une personne de ma famille qui a aussi banni le gluten de son alimentation.

  3. L’éviction du gluten semble avoir surtout des répercussions positives sur le transit intestinal (pour ma part, sans gluten, je suis moins ballonnée).
    Pour le reste, c’est l’histamine qui me créé des symptômes, je pense (l’intolérance à l’histamine sera à confirmer auprès d’un allergologue).

  4. Super, merci pour le tuyau !
    Je vais voir ça.

  5. Liens entre alimentation et santé mentale – Lune Démasquée

    […] mon assiette. Désormais, je consomme moins de sucre, moins de produits transformés. J’ai limité le gluten et la viande rouge pour m’orienter davantage vers les habitudes alimentaires […]

  6. […] mon assiette. Désormais, je consomme moins de sucre, moins de produits transformés. J’ai limité le gluten et la viande rouge pour m’orienter davantage vers les habitudes alimentaires […]

  7. […] des exercices physiques que nous avons tendance à négliger. Parfois, il s’agit plutôt de modifier son alimentation ou d’abandonner des habitudes toxiques, comme le tabac ou un comportement […]

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