Après le burn out

Depuis mi-août, je n’ai rien publié sur ce blog. La cause de cette longue absence ? J’ai repris le travail à la rentrée. Trouver un rythme et m’adapter à un nouveau poste, après huit mois de repos à la maison. Un vrai défi !

Clés de mon nouveau lieu de travail et porte-clé acheté sur Etsy (boutique : Breizhcoco)

Comment reprendre le travail après un burn out ? Comment faire pour se remettre d’une telle épreuve ? C’est le sujet de cet article trouvé sur le net.

En toile de fond se drape la peur de rechuter. « Prendre une vraie pause à midi, pratiquer un sport, se faire accompagner afin de gérer son stress, tout cela aide à ne pas rechuter. Or souvent, pendant l’arrêt maladie, cela paraît évident. Mais au moment de la reprise, beaucoup abandonnent ce qu’ils avaient initié durant ces semaines loin du travail. C’est une erreur, il faut au contraire persister et installer ces nouvelles habitudes. » 

Pour ma part, je poursuis mes séances d’hypnose, avec les vidéos Youtube de Frédéric Barbey, aussi souvent que nécessaire (parfois la nuit, quand j’ai une insomnie). Et je prends soin de mon corps : marche à pied dès c’est possible et stretching, deux fois par semaine. J’aimerais reprendre une activité sportive mais je sens que c’est encore trop tôt. Mon corps a été bien secoué par l’épuisement consécutif à l’année 2019 puis par l’opération chirurgicale du 25 juin.

Au travail, cette première période a été une alternance permanente entre le plaisir de découvrir de nouvelles situations (c’est comme un défi à relever, ce qui me motive grandement) et la crainte de ne pas réussir. Les démons du passé sont tapis dans l’ombre et leurs apparitions ponctuelles jouent sur mon humeur, qui fait le yoyo.

Excitation, motivation et confiance en moi alternent avec appréhension, doute sur mes capacités, angoisse, voire paranoïa. Il est très difficile pour moi de faire confiance. J’apprends chaque jour à connaître mes nouveaux collègues, en veillant à rester neutre. Ce n’est pas évident… car j’ai tendance à projeter sur eux des conflits vécus dans le passé.

Heureusement, je crois que mon capital confiance augmente peu à peu, tant envers eux qu’envers moi-même. Je doute de moins en moins de ma capacité à réussir, malgré les obstacles, les tracas du quotidien et les petites difficultés à surmonter.

Il faut être patient, se dire que les journées sombres ne sont que des moments épisodiques, savoir reconnaître les moments positifs et éprouver de la gratitude. Je sens que mon approche de la vie a changé, que je suis moins sensible au regard des autres, que j’arrive à mettre à distance certaines situations qui auraient été anxiogènes autrefois. Je réussis mieux à identifier mes besoins, à les respecter, à les exprimer.

Rien n’est gagné, je le sais. Je suis en chemin. Toutefois, je pense avoir les clés pour réussir… et la patience d’accepter les méandres de la route… Car j’ai admis désormais aujourd’hui que le rétablissement est un processus long et non-linéaire.

Il faut fixer l’horizon, se redresser, avancer… au lieu de baisser la tête pour se focaliser sur les cailloux qui pourraient nous faire trébucher. Aller droit devant, fièrement. En continuant d’y croire et de grandir chaque jour davantage.