Rayons de lune #21-05

Que s’est-il passé en mai ? Thérapie, sommeil et vidéos. Lectures passées et à venir (coup de chœur).

Bouquet offert par mes filles ● 30 mai

Thérapie

Comme je vous l’avais dit fin avril, j’ai décidé de faire une pause concernant la psychologie. J’espérais pouvoir ainsi me consacrer davantage à mes loisirs créatifs… ce qui ne fut pas le cas. Le temps passe, les journées défilent, le travail prend beaucoup de place (comme toujours en fin d’année scolaire). Bref, j’ai dû revoir mes prétentions à la baisse.

Je poursuis ma thérapie. Et j’avance, pas à pas. Ma colère est sortie en avril. J’ai pu mettre en mots certaines souffrances. Elles ont été écoutées. Et entendues, ce qui est rare. Mes interlocuteurs m’ont comprise. Ils ont tenté d’apporter des réponses à mes questions. Il faudra encore des mois d’écoute, patiente et attentive, pour dénouer tous les fils. Mais désormais je me sens soutenue. Et c’est là l’essentiel.

Insomnie et carte mentale

Mon sommeil, en revanche, s’est à nouveau dégradé. 12 nuits ≥ 8 heures, c’est moins qu’en avril (19). Insomnies, réveils nocturnes et cauchemars sont toujours présents. J’apprends à accepter la situation, tout en essayant de l’améliorer en me couchant à heure fixe. J’apprécie les journées où je me réveille fraîche et reposée, pleine d’énergie. Ça me donne la pêche pour supporter les jours gris.

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« Vous êtes des privilégiés »

Comment la comparaison sociale permet d’accepter, voire de légitimer, la violence intrafamiliale. Témoignage d’une victime « privilégiée ».

[Avertissement de contenu : violence éducative, holocauste, esclavage, violence conjugale, viol]

Photo Unsplash : Ratiu Bia

En voulant trier un classeur dédié à mon parcours de vie et à mes notes en psychologie, j’ai retrouvé un article de Muriel Salmona : Comprendre l’emprise pour mieux protéger et prendre en charge les femmes victimes de violences conjugales. Curieuse de savoir pourquoi je l’avais imprimé (ce que je ne fais généralement pas), j’ai relu ce document.

Dans cet article, Muriel Salmona nous explique comment une femme peut être réduite en esclavage par son bourreau, par des mécanismes psychiques qui lui ôtent toute volonté et toute capacité de s’extraire de l’emprise.

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S’oublier soi-même pour oser être soi ?

Ce début de mois d’avril m’a entrainée dans une tempête d’activité professionnelle. Stress du télétravail. Retour sur dix jours d’activité intense pendant lesquels j’ai perdu le cap.

Photo Unsplash : Maximilian Weisbecker

Le 31 mars, j’écrivais dans mes Rayons de lune que j’ignorais ce qu’avril nous réservait. Le soir-même, nous apprenions que nous allions être confinés. Écoles fermées, apprentissages en distanciel… J’allais me trouver confrontée à cette réalité que je n’avais pas connu en 2020, étant alors en arrêt pour burn out.

Il a fallu faire des choix pour organiser la classe à distance. J’ai géré l’urgence. Pris des décisions le soir pour le lendemain, contacté les parents d’élèves rapidement, réfléchi à ce que les élèves devaient emporter le vendredi soir dans leurs cartables pour ces trois jours de travail en famille, loin de la classe. Deux jours après, je me lançais dans un projet un peu fou, basé sur le numérique, dont j’ai raconté tous les aspects professionnels dans un article intitulé École à la maison = pêche aux poissons.

Moi et les autres : l’inévitable comparaison

Le stress de cette situation inédite a ravivé mes démons. Le jeudi 1er après la classe, j’étais en stress total avec une question : comment les autres faisaient-ils ? Une de mes collègues, isolée chez elle (cas contact), venait d’envoyer à sa remplaçante des dizaines de fiches à photocopier pour les élèves, avec un programme détaillé pour chacune des trois journées.

Je me suis dit : comment faire aussi bien ?

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