Mon hypersensibilité… loin des clichés

Imaginez une personne hypersensible. Qui voyez-vous ? Une femme, de préférence, avec des émotions « à fleur de peau » : elle pleure facilement, s’énerve pour un rien, rigole comme une gamine et a une peur panique des souris ou des araignées. Évidemment, avec de tels clichés, j’ai longtemps pensé ne pas être concernée. Et pourtant…

Photo Unsplash : Franco Antonio Giovanello

Il m’a fallu deux ans pour comprendre que j’étais hypersensible. Deux ans de lectures, de doutes, d’analyse… Pourquoi un délai aussi long ? Car je n’avais pas les bonnes cartes en main.

Quand on pense à l’hypersensibilité, on se focalise avant tout sur le versant émotionnel : tristesse, colère, joie, peur… tout est excessif, débordant, envahissant… Les personnes hypersensibles auraient du mal à canaliser leurs émotions et seraient donc aisément « repérables ». C’est certainement vrai pour la plupart d’entre elles. Mais pas toujours.

Ainsi, pour moi, il n’en est rien. Tout est lisse et calme chez moi. Je ne pleure pas, cache ma colère, n’explose pas de joie même en apprenant une excellente nouvelle. Car je souffre de dysrégulation émotionnelle. Pourquoi ?

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Les quatre saisons d’un burn out

10 janvier 2020, une date que je n’oublierai jamais. Le verdict médical est tombé : « Double épuisement physique et moral ». J’étais au fond du gouffre et la lumière n’était qu’un tout petit point, en haut, très très loin. Retour sur douze mois d’ascension.

Hortensia givré, ce matin

Janvier 2020 : l’effondrement

C’était un jeudi. Le 9 janvier 2020. Cela aurait dû être une journée de travail comme les autres. Je revenais de deux semaines de congés. La terrible page 2019 étant tournée, je me disais que le pire était derrière moi. Persuadée que j’allais trouver la force d’avancer encore, j’avais pris de bonnes résolutions. C’était sans compter sur mon corps, qui lui, ne s’était pas encore fait entendre.

Pourtant, il y en avait eu, des signes avant-coureurs. Ces nuits hachées, ces matins où je me levais malgré tout, parce qu’il ne fallait pas lâcher. Ces heures de route pendant lesquelles je sentais la fatigue m’envahir, au risque de somnoler au volant. Ces douleurs musculaires et articulaires. Et puis surtout ces migraines, régulières, auxquelles j’avais fini par m’habituer. Au premier flash lumineux, je prenais du paracétamol et j’attendais. Après vingt à trente minutes de clignotement dans un œil, ma vision redevenait claire et le mal de tête arrivait. Un seul hémisphère, gauche ou droit. Je notais, pour voir si l’un dominait. D-D-G-D-G-G-D… Je notais, sans m’inquiéter de la fréquence de ces épisodes migraineux, jusqu’à 3 ou 4 par semaine. Je vivais avec, sans comprendre que mon corps me lançait ainsi un cri d’alarme.

Ce jeudi 9 janvier, la migraine est arrivée dès 8 heures, alors que j’attendais mon tour à la photocopieuse. Je me suis dit que la journée commençait mal. Et elle a été très longue, cette journée. Le deuxième épisode s’est produit vers 15 heures. J’étais en classe. Je me suis assise et, une fois de plus, j’ai fait comme si. Comme si tout allait bien. Comme si j’entendais clairement malgré les acouphènes dans mes oreilles. Comme si je pouvais supporter les voix, les bruits, l’agitation des élèves. Comme si la nausée n’existait pas. Comme si j’étais là alors que je n’y étais pas. J’étais en pilote automatique. Depuis longtemps, bien longtemps.

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Êtes-vous hypersensible ?

Vous sentez-vous en décalage avec les autres ? Vous reproche-t-on parfois votre caractère, vos excès de colère, vos larmes devant un film… ? Et si vous étiez hypersensible ?

Photo unsplash (recadrée) : Isaac Quesada

C’est en lisant son livre Hypersensibles, trop sensibles pour être heureux ? que j’ai découvert les travaux de Saverio Tomasella. C’était il y a quelques mois. À l’époque, je me suis dit : oui, pourquoi pas, après tout, je suis peut-être hypersensible… Et j’en suis restée là.

Au fil des jours, l’idée a fait son chemin dans ma tête. Je me suis mise à l’écoute de mon corps, de mon ressenti. J’ai alors constaté que je refoulais certaines émotions comme la joie, la tristesse… ou que je me laissais, à l’inverse, déborder par la contrariété ou emporter par la colère.

Alors, j’ai éprouvé le besoin d’en savoir plus, en écoutant ce podcast. Là, j’ai compris beaucoup de choses. Sur moi, bien sûr, mais avant tout sur notre société occidentale.

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Novembre : (recon)naissance

Après plusieurs semaines sans écrire, il est temps de reprendre ce journal créatif.

Si le mois d’octobre fut éprouvant, aux niveaux professionnel et émotionnel, le confinement m’a apporté un étrange calme et une belle révélation.

Lundi 2 novembre, j’ai repris le chemin de l’école avec une certaine appréhension. Élèves masqués, protocole sanitaire renforcé… Un peu d’incertitude au début. Et puis finalement, il me semble que la situation s’est « allégée ». Tout est devenu plus lointain, plus facile. Curieux paradoxe.

Le confinement, en limitant les contacts sociaux et la possibilité d’intrusion d’autrui dans ma vie, m’a libérée d’un poids. Je me suis aperçue que j’appréciais cette bulle d’isolement social, qu’elle était la bienvenue pour me permettre d’avancer sur mon chemin personnel.

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Après le burn out

Depuis mi-août, je n’ai rien publié sur ce blog. La cause de cette longue absence ? J’ai repris le travail à la rentrée. Trouver un rythme et m’adapter à un nouveau poste, après huit mois de repos à la maison. Un vrai défi !

Clés de mon nouveau lieu de travail et porte-clé acheté sur Etsy (boutique : Breizhcoco)

Comment reprendre le travail après un burn out ? Comment faire pour se remettre d’une telle épreuve ? C’est le sujet de cet article trouvé sur le net.

En toile de fond se drape la peur de rechuter. « Prendre une vraie pause à midi, pratiquer un sport, se faire accompagner afin de gérer son stress, tout cela aide à ne pas rechuter. Or souvent, pendant l’arrêt maladie, cela paraît évident. Mais au moment de la reprise, beaucoup abandonnent ce qu’ils avaient initié durant ces semaines loin du travail. C’est une erreur, il faut au contraire persister et installer ces nouvelles habitudes. » 

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Changer de personnalité ?

Que diriez-vous de changer de personnalité ? Toutes vos peurs disparaissent et vous devenez quelqu’un d’autre… tout en restant vous-même. C’est l’étrange histoire que vit Sybille dans ce roman. Grâce à un mystérieux grand maître, elle change plusieurs fois de personnalité, ce qui va déstabiliser son entourage.

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Je te promets la liberté • Laurent Gounelle
Editions Calmann-Lévy • 2020 • 384 pages

C’est en écoutant ce podcast que j’ai découvert Laurent Gounelle : Métamorphoses #1 Se libérer des masques de notre personnalité. Un titre qui ne pouvait que m’inspirer ! Laurent Gounelle y explique son parcours de développement personnel et nous présente son dernier livre, publié en janvier 2020 : Je te promets la liberté

Le fil rouge de ce roman est l’exploration des neufs types de personnalité de l’ennéagramme, un modèle de cartographie de la personnalité humaine. À travers l’histoire de nombreux personnages, travaillant tous dans le même bateau, nous allons voir que les réactions de chacun face à un obstacle ou une contrariété sont différentes et s’expliquent par des peurs et des blocages liés à la personnalité.

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Dialogue intérieur

Vous arrive-t-il de parler seul•e à voix haute ? Le soliloque est devenu pour moi un réel problème.

Photo Unsplash : Kristina Flour

Lors d’une longue insomnie, j’ai enfin compris ce qui me bloque depuis l’enfance : j’ai peur d’être seule. Peur de découvrir celle que je suis vraiment. Effrayée à l’idée d’avancer sans soutien, sans quelqu’un qui me tienne la main.

Je ne parle pas ici de vie conjugale. Je parle de la solitude ultime. Être seul•e avec soi-même. Jamais je n’ai été seule, vraiment, du plus loin que je m’en souvienne.

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[Texte] La vie d’après

Écriture intuitive ou journal ?

Le jardin bruisse, le ruisseau coule, les insectes stridulent. Je prenais les fleurs en photo quand l’appareil s’est retourné. Selfie involontaire. J’ai longtemps regardé ce cliché. Je m’habitue peu à peu à mon visage émacié par l’anémie, mes nouvelles lunettes… et ma superbe non-coupe de cheveux post-confinement. J’ai hâte de retourner chez la coiffeuse.

Retrouver la vie d’avant. Avant le confinement, avant le virus, avant la crise sanitaire. Aller voir la mer. Vivre comme si tout ça n’existait pas. Marcher sur le sable. Deuxième vague ? Relâchons nos efforts et nous laisserons aux petits grands méchants toute latitude pour venir nous contaminer. Contaminer tous ces invulnérables qui sortent à visage découvert. La petite bête tuera-t-elle la grosse ?

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Interpréter ses rêves

Les rêves sont des messages. Comment les interpréter ?

Plumes – 21 avril 2020
Stylo, feutre noirs, crayons de couleurs

J’ai toujours aimé les symboles, comme dans ce dessin : des plumes, un liquide rouge (est-ce de l’encre ou du sang ?), des pattes, un œil peut-être…

Et j’ai toujours beaucoup rêvé, sans prêter attention au contenu de mes rêves. Il y avait bien des situations récurrentes, des émotions suscitées par les rêves (la gêne souvent, la honte, la peur…) dont je me souvenais au réveil, des personnes de mon entourage que je « croisais » pendant la nuit mais j’oubliais tout cela dès que je mettais le pied à terre.

Ce n’est que l’an dernier que j’ai commencé à m’interroger sur le contenu des rêves. En discutant avec ma fille, j’ai appris que l’on pouvait interpréter certains signes ou symboles en utilisant un « dictionnaire des rêves ». Elle m’a recommandé celui du site Psychologies. Pour en avoir testé d’autres trouvés sur le net, je reconnais que c’est celui que je préfère car il est clair, nuancé et positif.

Comment interpréter ses rêves ? Il est important avant tout de pouvoir conserver au réveil la mémoire des éléments oniriques. Pour cela, mieux vaut ne pas être dérangé quand on émerge du sommeil, se remémorer la nuit, les rêves ou cauchemars et les noter. Pensez à laisser un bloc-note et un crayon sur votre table de chevet.

En lisant le dictionnaire des rêves, on apprend peu à peu que si le symbole ou l’objet est la clé d’entrée, les détails sont importants. Prenons un exemple. Imaginons que vous vous trouviez en rêve dans une voiture.

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