Hypersensibles : s’aimer soi-même

Dimanche, j’ai lu d’une traite le livre d’Ilse Sand : Hypersensibles, apprendre à s’aimer soi-même pour être heureux. Notes et analyse personnelles.

Hypersensibles • Ilse Sand
Éditions Tredaniel • 2014 • 168 pages

Depuis fin décembre, j’ai admis que j’étais hypersensible, même si mon hypersensibilité n’est pas facilement identifiable, comme je l’ai expliqué dans cet article. Pour lire mes autres posts sur le sujet, cliquez sur le mot-clé Hypersensibilité.

Ilse Sand est une psychothérapeute danoise, spécialisée dans l’accompagnement des personnes hypersensibles (HSP : Highly Sensitive Person). Dans ce livre, elle nous donne des clés de compréhension pour ce trait de personnalité. Ainsi que des conseils pour aborder de façon plus sereine certaines difficultés courantes pour les personnes hypersensibles.

Avant de faire un résumé des chapitres de ce livre, je dois dire que cette lecture m’a fait du bien. D’abord parce qu’elle a confirmé mon auto-diagnostic : je suis bien hypersensible, il n’y a plus de doutes. Ensuite, parce qu’elle m’a permis de déculpabiliser, de comprendre que mes difficultés (qui sont avant tout des difficultés sociales) sont rencontrées par des milliers d’autres personnes hypersensibles. Je ne suis pas une alien. Et je peux vivre mieux si je réussis à « apprivoiser » ce trait de caractère, à aménager ma vie pour limiter l’hyperstimulation et à communiquer avec les autres sur cette « particularité » (qui concernerait quand même 20% de la population).

Le trait de caractère hypersensible

Les personnes hypersensibles ont longtemps été qualifiées d’introverties.

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Rayons de lune #21-03

Que s’est-il passé en mars ? Psycho, fin d’hiver et cartes mentales. Un mois que je redoutais et que je suis heureuse de voir se terminer.

Photo Unsplash : Ganapathy Kumar

Cauchemars et insomnies

Le mois de mars est, depuis quelques années, un mois difficile à vivre pour moi. J’attribue cela à la sortie d’hiver. Mon corps est fatigué, la météo est encore fraîche et, même si les jours rallongent doucement, on ne se sent pas encore au printemps. Cela va mieux après le changement d’heure, fin mars, car les soirées sont plus longues, les températures ont tendance à remonter et la nature, en avril, sort de son sommeil hivernal.

Ce mois de mars n’a donc pas échappé à la règle. J’avoue que je l’ai abordé avec un peu d’anxiété. Je me disais qu’il ne fallait surtout pas que je m’arrête (car tout arrêt de travail serait pour moi un échec, un doigt dans l’engrenage qui peut mener à une lente descente aux enfers, comme je l’ai déjà si souvent vécu). J’avais peur de tomber malade. Et surtout j’ai tiré peu de bénéfice des vacances d’hiver, qui se sont terminées le 8 mars et se sont avérées plus fatigantes que reposantes.

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Sortir du silence

Comment la lecture d’un livre m’a aidée à rompre le silence familial pour dire ce qui n’avait jamais été dit.

Photo Unsplash : Scott Umstattd

Anne-Laure Buffet aura eu un rôle décisif dans mon parcours : grâce à sa conférence « Comprendre l’emprise », j’ai pu acquérir la certitude que j’avais été victime. C’était il y a deux ans. Aujourd’hui, confrontée à des problématiques familiales fortes, j’ai eu envie (besoin ?) de lire son dernier livre : Les prisons familiales.

Les prisons familiales, Anne-Laure Buffet
Éditions Eyrolles, mai 2019, 192 pages

« Se reconnaître victime pour ne plus jamais l’être« 

Tels sont les mots inscrits au dos du livre. Un ouvrage divisé en trois parties : un schéma emprisonnant (sur les mécanismes de la violence psychologique), prisonniers familiaux (enfant maltraité, adulte en souffrance), de l’évasion à la liberté (thérapie et résilience).

Je ne livrerai pas ici une analyse détaillée du contenu de ce livre car j’en suis incapable. Pour être honnête, j’ai eu du mal à lire correctement ce livre, car je suis très très très fatiguée en ce moment. Depuis quatre semaines, mon sommeil est perturbé, mes nuits sont hachées et je me sens prête à sombrer dans un deuxième burn out.

La première partie a été pénible à (re)découvrir. J’ai beau connaître les mécanismes de la violence, j’ai toujours du mal à comprendre comment un tel engrenage est possible, comment des êtres aussi insensibles et abjects peuvent exister, comment ils peuvent ainsi détruire à petit feu des femmes (le plus souvent) qui ne demandent qu’à être aimées.

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