Hypersensibles : s’aimer soi-même

Dimanche, j’ai lu d’une traite le livre d’Ilse Sand : Hypersensibles, apprendre à s’aimer soi-même pour être heureux. Notes et analyse personnelles.

Hypersensibles • Ilse Sand
Éditions Tredaniel • 2014 • 168 pages

Depuis fin décembre, j’ai admis que j’étais hypersensible, même si mon hypersensibilité n’est pas facilement identifiable, comme je l’ai expliqué dans cet article. Pour lire mes autres posts sur le sujet, cliquez sur le mot-clé Hypersensibilité.

Ilse Sand est une psychothérapeute danoise, spécialisée dans l’accompagnement des personnes hypersensibles (HSP : Highly Sensitive Person). Dans ce livre, elle nous donne des clés de compréhension pour ce trait de personnalité. Ainsi que des conseils pour aborder de façon plus sereine certaines difficultés courantes pour les personnes hypersensibles.

Avant de faire un résumé des chapitres de ce livre, je dois dire que cette lecture m’a fait du bien. D’abord parce qu’elle a confirmé mon auto-diagnostic : je suis bien hypersensible, il n’y a plus de doutes. Ensuite, parce qu’elle m’a permis de déculpabiliser, de comprendre que mes difficultés (qui sont avant tout des difficultés sociales) sont rencontrées par des milliers d’autres personnes hypersensibles. Je ne suis pas une alien. Et je peux vivre mieux si je réussis à « apprivoiser » ce trait de caractère, à aménager ma vie pour limiter l’hyperstimulation et à communiquer avec les autres sur cette « particularité » (qui concernerait quand même 20% de la population).

Le trait de caractère hypersensible

Les personnes hypersensibles ont longtemps été qualifiées d’introverties. Or, des recherches menées par Elaine Aron, psychologue et chercheuse américaine, montrent que 30% des HPS seraient extraverties. Les HPS sont des personnes au système nerveux délicat, plus aiguisé que celui des autres. Ainsi, elles perçoivent beaucoup plus de choses dans leur environnement (les sons, les odeurs, les émotions, les humeurs des autres…) et peuvent vite se trouver débordées par cette foule d’informations. C’est ce qu’on appelle l’hyperstimulation.

Elles ont également une conscience très développée et se sentent souvent responsables de leur environnement et de ce qui arrive à leurs proches. Quand elles doivent faire un choix, elles ont besoin de temps pour réfléchir à la stratégie à adopter. Elles sont très créatives, peuvent imaginer des solutions nouvelles et innovantes… ce qui a son revers : quand une difficulté se présente, elles vont faire des hypothèses, envisager le problème sous tous les angles, psychoter sur les intentions de telle ou telle personne, etc. Elles préfèrent les relations interpersonnelles ou en petit groupe, les échanges constructifs (et s’ennuient très vite lors de bavardages anodins). Leur vie intérieure est très riche, avec une grande capacité à s’autoanalyser, à accéder à leur inconscient et à leurs rêves. Leur imagination fertile et leur créativité s’exprimera dans les arts. Elles sont souvent attirées par la spiritualité.

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Rayons de lune #21-03

Que s’est-il passé en mars ? Psycho, fin d’hiver et cartes mentales. Un mois que je redoutais et que je suis heureuse de voir se terminer.

Photo Unsplash : Ganapathy Kumar

Cauchemars et insomnies

Le mois de mars est, depuis quelques années, un mois difficile à vivre pour moi. J’attribue cela à la sortie d’hiver. Mon corps est fatigué, la météo est encore fraîche et, même si les jours rallongent doucement, on ne se sent pas encore au printemps. Cela va mieux après le changement d’heure, fin mars, car les soirées sont plus longues, les températures ont tendance à remonter et la nature, en avril, sort de son sommeil hivernal.

Ce mois de mars n’a donc pas échappé à la règle. J’avoue que je l’ai abordé avec un peu d’anxiété. Je me disais qu’il ne fallait surtout pas que je m’arrête (car tout arrêt de travail serait pour moi un échec, un doigt dans l’engrenage qui peut mener à une lente descente aux enfers, comme je l’ai déjà si souvent vécu). J’avais peur de tomber malade. Et surtout j’ai tiré peu de bénéfice des vacances d’hiver, qui se sont terminées le 8 mars et se sont avérées plus fatigantes que reposantes.

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Sortir du silence

Comment la lecture d’un livre m’a aidée à rompre le silence familial pour dire ce qui n’avait jamais été dit.

Photo Unsplash : Scott Umstattd

Anne-Laure Buffet aura eu un rôle décisif dans mon parcours : grâce à sa conférence « Comprendre l’emprise », j’ai pu acquérir la certitude que j’avais été victime. C’était il y a deux ans. Aujourd’hui, confrontée à des problématiques familiales fortes, j’ai eu envie (besoin ?) de lire son dernier livre : Les prisons familiales.

Les prisons familiales, Anne-Laure Buffet
Éditions Eyrolles, mai 2019, 192 pages

« Se reconnaître victime pour ne plus jamais l’être« 

Tels sont les mots inscrits au dos du livre. Un ouvrage divisé en trois parties : un schéma emprisonnant (sur les mécanismes de la violence psychologique), prisonniers familiaux (enfant maltraité, adulte en souffrance), de l’évasion à la liberté (thérapie et résilience).

Je ne livrerai pas ici une analyse détaillée du contenu de ce livre car j’en suis incapable. Pour être honnête, j’ai eu du mal à lire correctement ce livre, car je suis très très très fatiguée en ce moment. Depuis quatre semaines, mon sommeil est perturbé, mes nuits sont hachées et je me sens prête à sombrer dans un deuxième burn out.

La première partie a été pénible à (re)découvrir. J’ai beau connaître les mécanismes de la violence, j’ai toujours du mal à comprendre comment un tel engrenage est possible, comment des êtres aussi insensibles et abjects peuvent exister, comment ils peuvent ainsi détruire à petit feu des femmes (le plus souvent) qui ne demandent qu’à être aimées.

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Rayons de lune #21-02

Que s’est-il passé en février ? Actualité, suivi santé, informatique, blogging. Et lecture, bien sûr.

Graffiti, rencontré lors d’une balade le 27 février

Être mieux informé(e)

Février rime avec actualité. J’ai été beaucoup plus en phase avec la marche du monde, ce mois-ci, grâce à Brief.me. Vous connaissez ? Brief.me vous propose de recevoir par mail, chaque jour, un résumé de l’actualité, que vous pouvez également retrouver sur le site web ou l’application mobile.

Pourquoi me suis-je abonnée à Brief.me ? Pour avoir des informations claires, déjà triées, facilement lisibles, sans image et sans publicité. En 5 minutes, vous lisez tout l’essentiel de la journée. Des liens permettent d’aller lire les détails sur le site d’origine, si vous le souhaitez.

Et puis, Brief.me ce sont aussi des dossiers thématiques « Tout s’explique », des synthèses sur l’actualité « On rembobine » et des clés pour comprendre « On revient au début ». Par exemple, la Birmanie. Comment en est-on arrivé à la situation actuelle ? Quelles sont les forces qui s’affrontent ? Quels sont les enjeux pour le pays ? Brief.me fait le point et permet d’être toujours bien informé(e). J’aime donc les dossiers, l’ouverture sur le Monde, les articles sur l’écologie ou la culture.

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[Lecture] À fleur de peau

À fleur de peau est un roman un peu particulier : un roman initiatique écrit par le spécialiste de l’hypersensibilité, Saverio Tomasella. Une bulle de douceur.

À fleur de peau • Saverio Tomasella
Leduc.s éditions • 2018 • 240 pages

Quand on s’intéresse à l’hypersensibilité, un nom revient souvent : Saverio Tomasella. Psychanalyste et docteur en psychologie, il a créé en 2016 l’observatoire de la sensibilité et apporte sur son site, dans ses livres et lors de ses interviews de nombreux outils et réponses pour faire connaître l’hyper ou ultrasensibilité et aider les personnes qui cherchent à en savoir plus sur ce tempérament.

En écoutant un podcast sur le thème : êtes-vous un(e) hypersensible ?, j’ai appris que Saverio Tomasella avait écrit un roman. Je me suis empressée d’acheter cette œuvre : À fleur de peau, Le roman initiatique des hypersensibles. Quel sous-titre intrigant ! J’ai donc commencé à lire, sans savoir à quoi m’attendre.

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Rayons de lune #21-01

Que s’est-il passé en janvier ? Agenda 2021, blog et journal intime. Réflexions sur l’écriture. Lectures.

Perspective ● 27 janvier

Début d’année rime avec s’organiser. En ce mois de janvier, je me suis interrogée sur ce blog, mon agenda et mon journal intime. Comment coordonner les trois pour garder trace et mieux m’organiser ?

Mon agenda : my 2021

Pour la deuxième année, j’ai acheté un agenda écologique My 365. S’il me permet de noter à l’avance mes rendez-vous quotidiens, j’utilise avant tout My 2021 comme un support de bilan pour garder trace de ce que j’ai fait dans la journée.

J’aime beaucoup ses trackers mensuels, personnalisables, qui m’aident à suivre au jour le jour mon activité physique et ma santé. Et il y a également le petit rond quotidien, que je colorie en vert, jaune ou orange chaque soir.

Fin décembre, j’ai rempli les pages Mon bilan en répondant aux 5 questions sur l’année 2020 : Qu’est-ce qui a bien fonctionné ? Qu’est-ce que j’en tire comme apprentissage ? Quels sont les ingrédients essentiels qui contribuent à mon épanouissement ? Qu’est-ce qui a besoin d’être amélioré ? Quelles sont les actions concrètes que je choisis de mettre en place ?

Mix entre agenda et bullet journal, My 2021 propose des pages pour définir des objectifs pour l’année, un projet de vie dans 5 ans (ça, j’en suis incapable à l’heure actuelle), des défis mensuels…

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