Être sujet

Mercredi, je suis allée marcher sur la plage. Avais-je le droit de le faire ? Là est la question…

Voici ce qui s’est passé. J’allais arriver chez le dentiste et j’avais trente minutes d’avance. La route qui mène au cabinet dentaire est la voie directe pour rejoindre la mer. Au lieu de prendre la sortie vers le village, j’ai poursuivi mon trajet jusqu’à la plage. Je suis restée quinze minutes sur le sable. Le vent me caressait les joues. Le murmure des vagues me berçait doucement. J’ai fermé les yeux. Le soleil a percé timidement les nuages pour venir me taper sur l’épaule. Je me suis retournée pour lui sourire.

C’est une scène anodine en apparence. Et pourtant…

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Peut-on vivre sans passé ?

Image Unsplash : Brennan Martinez

Quel rôle le passé joue-t-il dans notre vie actuelle ? Est-il un poids qu’il faut oublier, occulter ? Devons-nous, au contraire, prendre le temps de l’explorer pour s’appuyer sur nos expériences vécues ?

Nostalgiques des années 80, collectionneurs d’objets depuis l’enfance, certains d’entre nous vivent dans le passé.

« Tout le monde n’a pas eu la possibilité de faire un juste apprentissage de ses émotions, c’est-à-dire de les recevoir et de les exprimer quand elles se présentent à lui. »

Bien souvent, rester prisonnier de son passé est la preuve que certaines choses n’ont pas été réglées, qu’un fort traumatisme n’a pas été « digéré » à temps. Il nous tire vers l’arrière et nous empêche d’avancer.

Internet et les réseaux sociaux participent à cet ancrage dans le passé : ils nous permettent, si nous le souhaitons, de retrouver trace d’anciennes connaissances ou de conserver des liens avec toutes les personnes qui ont jalonné notre parcours. Les sites tels que copainsdavant ou trombi répondent à un besoin de renouer ainsi des liens avec notre enfance ou notre adolescence. Est-ce positif ?

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Hebdo-bilans #1

Semaines 1 à 4

Janvier 2020

L’essentiel en 3 lignes

1 Vacances. Bricolage : peinture d’un placard, travail manuel qui me détend. Maux de tête, que je mets sur le compte des émanations de peinture. Migraines. Je ne parviens pas à me motiver pour la reprise du travail. Je dors très mal.


2 Reprise du travail. Difficile de retrouver le rythme. Insomnies. Cauchemars. Les migraines s’intensifient le jeudi. Je suis à la limite du burn-out. Mon médecin prescrit un arrêt de travail de huit jours, à partir du vendredi 10 janvier.


3 Une semaine d’arrêt, sans culpabilité. Sensation d’urgence à agir. Je m’interroge sur le diagnostic. J’ai tous les symptômes d’un SSPT complexe. La dissociation explique mon impression d’être différente et indifférente, sans accès aux émotions. Psy. Médecin.


4 Arrêt prolongé pour un mois. Un aller-retour en urgence à Paris le dimanche 19 a réactivé de mauvais souvenirs. Le mardi soir, mon fils est opéré en urgence : 3 nuits à la clinique, contacts avec son père, d’où un retour au trauma de l’emprise. Je suis épuisée.


Fragile

Certaines mélodies s’imposent à nous sans prévenir. Elles nous trottent dans la tête, l’air de rien, comme des messages de notre inconscient.

La pluie tombera comme les larmes d’une étoile

If blood will flow when flesh and steel are one
Drying in the colour of the evening sun
Tomorrow’s rain will wash the stains away
But something in our minds will always stay
Perhaps this final act was meant
To clinch a lifetime’s argument
That nothing comes from violence and nothing ever could
For all those born beneath an angry star
Lest we forget how fragile we are

On and on the rain will fall
Like tears from a star, like tears from a star
On and on the rain will say
How fragile we are, how fragile we are

Diagnostic…

Question du jour : suis-je dépressive ? Ou victime d’un syndrôme de stress post-traumatique ?

Ce matin, j’ai pris rendez-vous chez mon médecin, suite à des épisodes migraineux répétés depuis fin décembre. Il m’a arrêtée pour huit jours. Nous nous reverrons vendredi pour évaluer la progression des symptômes : les maux de tête et migraines ophtalmiques auront-ils diminué ? D’ici là, j’ai rendez-vous chez ma psychologue. Le médecin généraliste m’a demandé d’évoquer avec elle un possible diagnostic de dépression. Je l’ai regardé, étonnée, et lui ai dit que je ne me sentais pas dépressive, n’ayant aucun sentiment de tristesse ou de vide. Je ne pleure pas. Mon état émotionnel est lisse, calme. Je ne ressens pas le malaise et la déprime qui m’avaient envahis en 2008.

Loin d’avoir perdu toute envie d’agir, je suis au contraire motivée pour avancer dans ma nouvelle vie, sortir de l’emprise, prendre soin de mes enfants et m’occuper de ma santé. Cependant, il semble que mon enfance et mon passé me rattrapent : cauchemars, souvenirs, flash-backs… Mon sommeil est perturbé, alternant entre insomnies et hypersomnie.

Tout ceci m’a rappelé un blog que j’apprécie particulièrement : Survivre & s’épanouir. Il y est question du SSPT = syndrôme de stress post-traumatique (PTSD en anglais).

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