Changer son alimentation

Depuis cet été, je modifie mon régime alimentaire, pour limiter les apports en histamine et en gluten. Pourquoi ce changement ?

Photo Unsplash (recadrée) : Micheile

En juillet, pour faire face aux allergies saisonnières (pollens de graminées), j’ai commencé à prendre un comprimé anti-histaminique chaque jour. Rapidement, j’ai vu mon état de santé s’améliorer :

  • un sommeil plus profond et plus réparateur
  • davantage d’énergie, un meilleur ancrage dans le quotidien, une envie nouvelle d’agir
  • une meilleure digestion (j’ai retrouvé l’appétit que j’avais perdu depuis des mois)
  • une plus grande confiance en moi, en mes capacités à réussir

J’ai donc commencé à m’interroger sur l’histamine et son rôle sur la santé. J’ai découvert que certaines personnes souffrent d’une intolérance à l’histamine, qui induit des symptômes sur tout le fonctionnement du corps :

  • Peau (rougeur, démangeaisons, enflures)
  • Intestins (crampes, diarrhée, saignements)
  • Système respiratoire (toux, asthme, crampes, écoulement nasal, difficulté à avaler)
  • Système cardiovasculaire (palpitation, arythmie cardiaque, changements dans la tension artérielle, pertes de conscience)
  • Système nerveux (maux de tête, migraines, étourdissements)

Où se trouve l’histamine ? En réalité, elle est partout, dans de très nombreux aliments, aussi divers que le chocolat, les fromages affinés, le vin, la charcuterie, les fraises, les poires, les tomates… (liste complète ici). Elle est nécessaire au fonctionnement du corps, mais en ingérer trop peut induire des symptômes chez les personnes intolérantes.

Par ailleurs, j’ai également modifié mon alimentation pour en limiter les apports en gluten. Ceci m’a permis d’améliorer peu à peu mon confort intestinal. Il me semble (mais ce n’est que mon observation personnelle) que le gluten me rend encore plus sensible à l’histamine. Si je mange un aliment riche en histamine (par exemple, hier soir, une banane cuite parsemée de quelques pépites de chocolat) dans un repas ne contenant pas de gluten, l’impact de l’histamine sera moins forte sur mon corps.

En tous cas, quelle que soit la situation personnelle de chacun, limiter le gluten peut apporter un meilleur confort de vie. Le gluten agit comme une colle (glue). Il peut créer une inflammation de la muqueuse intestinale qui a des répercussions sur le confort intestinal, mais également sur l’absorption des nutriments, ce qui induit carences, fatigue, douleurs articulaires… Pour tout savoir sur le gluten, je vous conseille de lire cet excellent article : effets du gluten sur la santé.

Le gluten est partout ! Il est un composant essentiel de 7 céréales, qu’on peut mémoriser facilement avec l’acronyme S.A.B.O.T. (Seigle, Avoine, Blé, Orge, Triticale), en y ajoutant K.E. (Kamut, Épeautre). Petite précision : l’avoine peut être tolérée car le gluten qu’elle contient est différent. Pour ma part, j’ai arrêté de manger du pain (source de gluten, apporté par le blé, et d’histamine, apportée par la levure). Je l’ai remplacé au petit déjeuner par des flocons d’avoine. Et mon confort intestinal s’est amélioré, signe que je tolère bien cette céréale.

Que ce soit pour l’histamine ou pour le gluten, modifier son alimentation est bien plus facile quand on cuisine soi-même. Cela passe souvent par des gestes tout simples. Ainsi, j’ai fait hier soir des crêpes sans gluten, en remplaçant la farine de blé par de la farine de riz et de la fécule de pomme de terre.

Dans le commerce, on trouve de plus en plus d’aliments sans gluten. La gamme de produits Chaque jour sans gluten de Leclerc est assez variée, à prix raisonnables (je vous recommande les madeleines coquilles, que j’ai adoptées pour me caler quand j’ai un petit creux).

Photo Unsplash (recadrée) : Max Griss

L’idéal reste, bien sûr, de faire soi-même, ce qui peut demander un peu de savoir-faire… et de nombreux essais (je cherche, en ce moment, comment réussir la pâte à tarte). J’ai l’impression de jouer à l’apprentie sorcière. C’est rigolo ! J’aime beaucoup agir ainsi concrètement pour améliorer mon confort de vie… et le plaisir de mes papilles !

L’alimentation est la base de notre bien-être. Je reviendrai dans quelques jours vous présenter un livre qui nous parle des répercussions de nos choix alimentaires sur notre santé mentale.

A bientôt !

Rayons de lune #21-07

Que s’est-il passé en juillet ? Fin d’année scolaire, identité, vacances, randonnées… C’est l’été ! 🔆

Clue de l’Esteron à Saint Auban (Alpes Maritimes) – 25 juillet 2021

Fin d’année chocolatée

L’année scolaire s’est terminée mardi 6 juillet. J’ai reçu des petits mots (j’aime tellement les dessins d’enfants et les Merci maîtresse 😍). Parmi les cadeaux de parents d’élèves, la plupart étaient… en chocolat (je crois avoir glissé une fois à certains de mes élèves sous forme de confidence que j’aimais le chocolat noir et les fraises Tagada).

Heureusement que j’avais mis mon foie au repos en juin car les premiers jours de vacances, je me suis rattrapée, en dévorant tous ces chocolats ! J’ai failli m’en rendre malade. Ah, l’appel de la tablette entamée… finis-moi, allez, encore un petit morceau, mange tout…

L’année prochaine, je leur dirai que j’aime les plantes (ma collègue en a reçu, pas moi) 😋

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Une dépression ? Non merci

Suis-je dépressive ? Je ne crois pas. Et quand bien même, je le serais. Où est le problème ? La dépression est une maladie (presque) comme les autres. Analyse.

Photo Unsplash (recadrée) : Matthew Henry

Lors d’une séance chez mon thérapeute, nous avons évoqué le diagnostic différentiel : « Le diagnostic différentiel est l’identification d’une pathologie grâce à la comparaison entre eux des symptômes dus à plusieurs affections voisines que l’on cherche à différencier les unes des autres en utilisant un processus d’élimination logique ».

Le thérapeute m’a interrogée sur diverses affections, qui pourraient expliquer mes symptômes et difficultés actuels. Après quelques minutes d’échange sur ce sujet, il a conclu en me posant une question : « Vous semblez rejeter l’idée de la dépression. Qu’est-ce qui vous dérange dans la dépression ?«  Sur le moment, je n’ai pas trouvé de réponse. J’y ai réfléchi ensuite.

La dépression : qu’est-ce que c’est ?

Il existe de nombreuses références sur la dépression. Je vous résume ici la vidéo WhyDoc #32 de Corentin Lacroix, médecin généraliste.

La dépression (ou épisode dépressif majeur) est une maladie fréquente : elle touche 1 personne sur 5 au cours de sa vie. Elle est caractérisée par une chute durable de l’humeur. On reste coincé dans la tristesse, une tristesse intense et permanente. On voit tout en noir, on se trouve nul et on n’a envie de rien (vision pessimiste de soi et du monde). On est fatigué et on perd tout plaisir dans la vie. Le cerveau est endormi, les idées tournent au ralenti. Les fonctions automatiques du corps sont déréglées (sommeil, appétit, libido) et des troubles somatiques peuvent apparaître (maux de tête, cœur qui s’emballe, bouffées de chaleur, douleurs dans le ventre…). Ces symptômes durent plus de deux semaines, contrairement à une simple phase de déprime.

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