A propos Nina

Lune Démasquée, c'est mon univers, un journal créatif où je partage chroniques, coups de cœur et créations : dessins, textes, photos.

[Dessin] Les 4 éléments

Un dessin réalisé quelques jours avant mon opération, que je publie enfin. C’est long, la convalescence…

Les 4 éléments • 22 juin 2020
Stylo noir et crayons de couleurs

Dans cet article, qui accompagnait La chute de l’humanité, j’avais évoqué l’idée de faire un dessin sur les 4 éléments. L’inspiration m’est venue au réveil, un matin. J’ai pensé à une croix qui partagerait l’espace en 4 parties, avec un immense cœur au sommet du dessin, pour célébrer les 4 éléments.

Le feu, symbole de chaleur, d’action et de passion. La terre, nourricière et fragile, support de vie pour les végétaux, refuge et matière première. L’eau, de la plus petite goutte à l’immense océan, fluide et mouvante. L’air qui nous entoure, nous porte, nous caresse et nous offre l’éolienne énergie.

C’est de l’air que je me sens la plus proche. J’aime le vent doux du printemps dans le jardin, l’air frais et parfumé des sous-bois, la bise marine qui pousse les embruns vers la plage. L’eau, en revanche, n’est pas mon élément et si j’apprécie la mer, c’est en la regardant de la côte, non en naviguant ou en nageant.

Et vous, lequel de ces 4 éléments préférez-vous ? Que vous évoquent-ils ?

[Chronique] Journal : ma vie après Essure

Le 25 juin 2020, j’ai été opérée pour retirer les implants #Essure que je portais depuis 2013. J’ai raconté ici mon parcours avant l’opération et là mon séjour à l’hôpital et le début de ma convalescence.

Maintenant, je veux noter l’évolution de ma santé et de mon état d’esprit après Essure. Vais-je retrouver un rythme de vie ordinaire ? Vais-je voir s’atténuer ou disparaître les multiples symptômes observés depuis sept ans ?

NB. Cet article sera complété au fil du temps, jusqu’au 25 juin 2021.

Petite feuille dressée comme un étendard, découverte dans la pelouse pendant une de mes courtes promenades à pas de tortue dans le jardin, quelques jours après l’opération (se baisser jusqu’à terre pour la prendre en photo n’a pas été facile !)

Jour 7 : une semaine après l’opération

Les douleurs « descendent » au fil des jours. Si mon système digestif semble maintenant libéré de toute contracture interne, je souffre aujourd’hui au niveau de l’utérus, comme des douleurs de règles. C’est désagréable et, comme je suis fatiguée par les nuits hachées, ces douleurs me rendent irritable.

Dormir sur le dos est pénible. Je commence à pouvoir me mettre doucement sur le côté, en chien de fusil, même si je n’y reste que quelques minutes à cause des tiraillements dans les cicatrices de cœlioscopie et des douleurs internes.

Je ne pensais pas que la convalescence serait si lente. J’ai essayé de diminuer les antalgiques mais c’est impossible pour le moment. Je prends 1 gramme de paracétamol toutes les 6 heures (auquel j’ai ajouté spasfon et ibuprofene aujourd’hui).

Évolution des symptômes : j’ai le goût et l’odorat plus aiguisés et, surtout, j’ai FAIM !!! C’est un réel plaisir d’avoir des fringales, de sentir mon estomac vide qui crie famine, d’avoir des gargouillis… et de manger avec appétit ! C’est comme si mon corps se remettait à fonctionner après des mois d’inertie, où je mangeais à heures fixes sans appétit.


Jour 14 : deux semaines

Cette deuxième semaine a été difficile. Si j’ai retrouvé ma mobilité, je n’ai toujours pas supprimé les antalgiques. Je prends 3 grammes de paracétamol chaque jour car l’utérus est douloureux, surtout du côté droit, là où la corne utérine a été enlevée.

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[Chronique] Journal d’une opération chirurgicale #2

Cette chronique a pour objectif de relater mon opération, mon hospitalisation et le début de ma convalescence pour le retrait des implants Essure.

[Elle fait suite à cet article, où j’explique ce que sont les implants Essure et comment se sont déroulés mes derniers jours avant l’entrée à l’hôpital (de J-6 à J-1).]

Première photo après l’opération, chambre du service ambulatoire, vers 15h

Jeudi 25 juin 2020 à 7h30, je traverse le hall presque désert du CHU. Je dois me rendre au service de chirurgie ambulatoire, au troisième étage. Seule dans l’ascenseur, je ressens un pincement au cœur, une onde d’espoir mêlée d’anxiété. Enfin, j’y suis ! J’ai tant attendu cette journée. Il me semble qu’à cet instant, dans cette cage en inox gris et froid, la grande aventure commence.

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[Chronique] Journal d’une opération chirurgicale #Essure

Passer sur le billard n’est jamais une partie de plaisir. Ma dernière opération remonte à juillet 2006 (ablation de la thyroïde) et je n’ai pas beaucoup écrit dans mon journal à cette époque. J’ai donc envie, cette fois, de garder trace de ce moment de vie.

Jeudi 25 juin, je dois me faire opérer par une gynécologue pour retirer les implants Essure. Ce sont des petits « ressorts » (comme des stens) que l’on insérait dans les trompes de Fallope pour les boucher et obtenir ainsi une stérilisation (ou, pour employer le terme consacré, une « contraception définitive »). Cette méthode, qui avait l’avantage d’être rapide et sans cicatrice (équivalente à la pose d’un stérilet) n’est plus pratiquée en France depuis 2017.

De nombreuses femmes porteuses d’Essure se sont plaintes d’effets secondaires. Ces implants constitués de matériaux synthétiques et métalliques entraînent un relargage de métaux lourds dans l’organisme (info du 3 février 2020). Si le lien entre Essure et ces symptômes reste encore à prouver, nombreuses sont les patientes qui demandent l’explantation pour être débarrassées de ces « bombes à retardement ». Il faut sectionner les trompes sans casser les implants (pour ne pas laisser de petit fragment dans le corps) puis tout retirer. Parfois une hystérectomie (ablation de l’utérus) s’avère nécessaire.

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