[Dessin] De la terre à la mer

Un dessin qui m’a réservé quelques surprises…

De la terre à la mer ● 5 août 2020
Stylo noir

Ce dessin aurait pu s’intituler Spirales car je suis partie d’une spirale d’ADN et de deux coquilles d’escargot. J’y ai ajouté la silhouette d’une feuille d’arbre… qui s’est transformée en poisson quand une troisième coquille, plus petite, s’est placée dans son oeil.

Sont alors arrivés des éléments marins : vagues, algues, poissons, mouettes… et un hippocampe.

J’aime quand un dessin prend ainsi une tournure inattendue. D’où viennent ces virages ? Ce sont les mystères de la créativité, le flow qui m’a entraînée loin de mon idée initiale.

Et vous, êtes-vous parfois surpris●es par une création qui sort du sentier initialement prévu ?

La vie en vert #1

Depuis 2008, je m’intéresse à l’écologie au quotidien. J’avais mis de côté cet aspect depuis plusieurs mois. Une lecture essentielle m’a remis le pied à l’étrier. Voici mes petites initiatives vertes et/ou minimalistes du mois de juillet.

21 éco-défis pour prendre soin de soi et de la planète • Natasha Tourabi • Éditions Ulmer • 2020 • 320 pages

Connaissez-vous Échos verts ? C’est un blog que je suis depuis longtemps, de façon ponctuelle. J’aime les articles de Natasha et son approche concrète de l’écologie, par des actions simples et quotidiennes. Elle nous propose de modifier peu à peu nos habitudes, par de petits pas verts et des éco-défis.

Ces défis ont été regroupés dans un guide riche et complet, sorti en mars dernier. Développement personnel, cuisine, soins, garde-robe, maison, voyages… chacun trouvera dans ce guide des pistes pour avancer à son rythme vers un mode de vie plus respectueux de soi, de sa santé, de l’éthique et de l’environnement.⁣

Lire la suite

Changer de personnalité ?

Que diriez-vous de changer de personnalité ? Toutes vos peurs disparaissent et vous devenez quelqu’un d’autre… tout en restant vous-même. C’est l’étrange histoire que vit Sybille dans ce roman. Grâce à un mystérieux grand maître, elle change plusieurs fois de personnalité, ce qui va déstabiliser son entourage.

.

Je te promets la liberté • Laurent Gounelle
Editions Calmann-Lévy • 2020 • 384 pages

C’est en écoutant ce podcast que j’ai découvert Laurent Gounelle : Métamorphoses #1 Se libérer des masques de notre personnalité. Un titre qui ne pouvait que m’inspirer ! Laurent Gounelle y explique son parcours de développement personnel et nous présente son dernier livre, publié en janvier 2020 : Je te promets la liberté

Le fil rouge de ce roman est l’exploration des neufs types de personnalité de l’ennéagramme, un modèle de cartographie de la personnalité humaine. À travers l’histoire de nombreux personnages, travaillant tous dans le même bateau, nous allons voir que les réactions de chacun face à un obstacle ou une contrariété sont différentes et s’expliquent par des peurs et des blocages liés à la personnalité.

Lire la suite

Au jardin des plantes

Ce matin, j’avais une petite heure devant moi, en attendant ma fille qui était en rendez-vous médical. Mes pas m’ont menée jusqu’au jardin des plantes.

J’ai marché lentement dans les allées ombragées, savourant la fraîcheur apportées par les arbres.

Le vent jouait dans les mobiles en bambou suspendus aux branches basses.

L’eau d’une petite cascade est venue caresser mon oreille. J’ai pensé à mon dessin sur les 4 éléments.

Plus loin, les massifs bordant les talus enherbés m’ont rappelé un texte écrit l’an dernier : Hêtre ou ne pas être. Je me demande ce qu’Héloïse est devenue. A-t-elle fait son deuil ? Il y a des personnages qu’on a envie de retrouver.

Cette courte promenade au jardin des plantes fut une belle parenthèse de calme, de solitude positive et de poésie. Un instant de vie slow, hors du temps, comme j’aimerais en vivre davantage. Je vais ralentir, cet été.

Et vous, avez-vous envie de prendre le temps de savourer des petits bonheurs simples ?

[Texte] Hêtre ou ne pas être

Feuillage de hêtre
Photo Unsplash : Julia Weihe

Héloïse avançait d’un pas solennel. Le cœur serré, elle gravissait lentement la légère pente qui menait au massif, en goûtant la caresse du gazon sur ses chevilles et la fraîcheur du sol sous ses pieds nus.

Les couleurs chatoyantes des fleurs l’accueillirent. Le printemps éclatait là, en touches roses, parmes, fuschia… Si le nom des plantes échappait d’habitude à sa mémoire, celui-ci y resterait à jamais gravé : des azalées, avait-il dit.

La pelouse s’arrêtait en une ligne nette, frontière du parterre fleuri. Héloïse s’agenouilla. D’une main tremblante, elle écarta le feuillage de l’arbuste le plus proche. Elle sourit, soulagée. Il était là. Leur « arbrillon », comme il l’avait surnommé.

C’était une pousse frêle, cachée dans ce massif isolé des passants, au fond du jardin des plantes. Un tronc menu sur lequel s’étageaient trois brindilles. Héloïse admira la charpente ciselée. L’arbre avait vaillamment survécu à l’hiver. Quand les frimas l’avaient recouvert de cristaux nacrés, quand le gel avait glacé sa fragile écorce, il avait résisté, fier et droit. Le soleil printanier avait réveillé sa croissance. Timides bourgeons effilés, feuilles délicates, parure vert tendre. Il grandissait, épanoui.

En août, c’est Oscar qui l’avait repéré :
— Tu as vu le petit hêtre au pied des azalées ? Il est bien mignon, cet arbrillon !
Héloïse laissa son esprit voguer au gré des images du bonheur passé. Le déjeuner sur l’herbe, un jeu de corps-à-corps, mille baisers parfumés…
Oscar n’était plus là.

Sur un écran de larmes, l’arbrillon dansa pour elle.


Texte écrit en 2019, initialement publié sur Short Édition

[Dessin] Les 4 éléments

Un dessin réalisé quelques jours avant mon opération, que je publie enfin. C’est long, la convalescence…

Les 4 éléments • 22 juin 2020
Stylo noir et crayons de couleurs

Dans cet article, qui accompagnait La chute de l’humanité, j’avais évoqué l’idée de faire un dessin sur les 4 éléments. L’inspiration m’est venue au réveil, un matin. J’ai pensé à une croix qui partagerait l’espace en 4 parties, avec un immense cœur au sommet du dessin, pour célébrer les 4 éléments.

Le feu, symbole de chaleur, d’action et de passion. La terre, nourricière et fragile, support de vie pour les végétaux, refuge et matière première. L’eau, de la plus petite goutte à l’immense océan, fluide et mouvante. L’air qui nous entoure, nous porte, nous caresse et nous offre l’éolienne énergie.

C’est de l’air que je me sens la plus proche. J’aime le vent doux du printemps dans le jardin, l’air frais et parfumé des sous-bois, la bise marine qui pousse les embruns vers la plage. L’eau, en revanche, n’est pas mon élément et si j’apprécie la mer, c’est en la regardant de la côte, non en naviguant ou en nageant.

Et vous, lequel de ces 4 éléments préférez-vous ? Que vous évoquent-ils ?

Journal : ma vie après Essure

Le 25 juin 2020, j’ai été opérée pour retirer les implants #Essure que je portais depuis 2013. J’ai raconté ici mon parcours avant l’opération et là mon séjour à l’hôpital et le début de ma convalescence.

Maintenant, je veux noter l’évolution de ma santé et de mon état d’esprit après Essure. Vais-je retrouver un rythme de vie ordinaire ? Vais-je voir s’atténuer ou disparaître les multiples symptômes observés depuis sept ans ?

NB. Cet article sera complété au fil du temps, jusqu’au 25 juin 2021.

Petite feuille dressée comme un étendard, découverte dans la pelouse pendant une de mes courtes promenades à pas de tortue dans le jardin, quelques jours après l’opération (se baisser jusqu’à terre pour la prendre en photo n’a pas été facile !)

Jour 7 : une semaine après l’opération

Les douleurs « descendent » au fil des jours. Si mon système digestif semble maintenant libéré de toute contracture interne, je souffre aujourd’hui au niveau de l’utérus, comme des douleurs de règles. C’est désagréable et, comme je suis fatiguée par les nuits hachées, ces douleurs me rendent irritable.

Dormir sur le dos est pénible. Je commence à pouvoir me mettre doucement sur le côté, en chien de fusil, même si je n’y reste que quelques minutes à cause des tiraillements dans les cicatrices de cœlioscopie et des douleurs internes.

Je ne pensais pas que la convalescence serait si lente. J’ai essayé de diminuer les antalgiques mais c’est impossible pour le moment. Je prends 1 gramme de paracétamol toutes les 6 heures (auquel j’ai ajouté spasfon et ibuprofene aujourd’hui).

Évolution des symptômes : j’ai le goût et l’odorat plus aiguisés et, surtout, j’ai FAIM !!! C’est un réel plaisir d’avoir des fringales, de sentir mon estomac vide qui crie famine, d’avoir des gargouillis… et de manger avec appétit ! C’est comme si mon corps se remettait à fonctionner après des mois d’inertie, où je mangeais à heures fixes sans appétit.


Jour 14 : deux semaines

Cette deuxième semaine a été difficile. Si j’ai retrouvé ma mobilité, je n’ai toujours pas supprimé les antalgiques. Je prends 3 grammes de paracétamol chaque jour car l’utérus est douloureux, surtout du côté droit, là où la corne utérine a été enlevée.

Lire la suite

Journal d’une opération chirurgicale #2

Cette chronique a pour objectif de relater mon opération, mon hospitalisation et le début de ma convalescence pour le retrait des implants Essure.

[Elle fait suite à cet article, où j’explique ce que sont les implants Essure et comment se sont déroulés mes derniers jours avant l’entrée à l’hôpital (de J-6 à J-1).]

Première photo après l’opération, chambre du service ambulatoire, vers 15h

Jeudi 25 juin 2020 à 7h30, je traverse le hall presque désert du CHU. Je dois me rendre au service de chirurgie ambulatoire, au troisième étage. Seule dans l’ascenseur, je ressens un pincement au cœur, une onde d’espoir mêlée d’anxiété. Enfin, j’y suis ! J’ai tant attendu cette journée. Il me semble qu’à cet instant, dans cette cage en inox gris et froid, la grande aventure commence.

Lire la suite

Journal d’une opération chirurgicale #Essure

Passer sur le billard n’est jamais une partie de plaisir. Ma dernière opération remonte à juillet 2006 (ablation de la thyroïde) et je n’ai pas beaucoup écrit dans mon journal à cette époque. J’ai donc envie, cette fois, de garder trace de ce moment de vie.

Jeudi 25 juin, je dois me faire opérer par une gynécologue pour retirer les implants Essure. Ce sont des petits « ressorts » (comme des stens) que l’on insérait dans les trompes de Fallope pour les boucher et obtenir ainsi une stérilisation (ou, pour employer le terme consacré, une « contraception définitive »). Cette méthode, qui avait l’avantage d’être rapide et sans cicatrice (équivalente à la pose d’un stérilet) n’est plus pratiquée en France depuis 2017.

De nombreuses femmes porteuses d’Essure se sont plaintes d’effets secondaires. Ces implants constitués de matériaux synthétiques et métalliques entraînent un relargage de métaux lourds dans l’organisme (info du 3 février 2020). Si le lien entre #Essure et ces symptômes reste encore à prouver, nombreuses sont les patientes qui demandent l’explantation pour être débarrassées de ces « bombes à retardement ». Il faut sectionner les trompes sans casser les implants (pour ne pas laisser de petit fragment dans le corps) puis tout retirer. Parfois une hystérectomie (ablation de l’utérus) s’avère nécessaire.

Lire la suite