« Vous êtes des privilégiés »

Comment la comparaison sociale permet d’accepter, voire de légitimer, la violence intrafamiliale. Témoignage d’une victime « privilégiée ».

[Avertissement de contenu : violence éducative, holocauste, esclavage, violence conjugale, viol]

Photo Unsplash : Ratiu Bia

En voulant trier un classeur dédié à mon parcours de vie et à mes notes en psychologie, j’ai retrouvé un article de Muriel Salmona : Comprendre l’emprise pour mieux protéger et prendre en charge les femmes victimes de violences conjugales. Curieuse de savoir pourquoi je l’avais imprimé (ce que je ne fais généralement pas), j’ai relu ce document.

Dans cet article, Muriel Salmona nous explique comment une femme peut être réduite en esclavage par son bourreau, par des mécanismes psychiques qui lui ôtent toute volonté et toute capacité de s’extraire de l’emprise.

L’autrice évoque le contexte familial et social qui favorise l’apparition des violences :

En plus de la complicité avec les systèmes agresseurs du passé de sa victime, il bénéficie de toute une complicité ambiante : celle d’une société inégalitaire encore dans le déni face aux violences faites aux femmes et aux filles et qui véhicule de nombreux stéréotypes sur les femmes, sur le couple et l’amour, ainsi qu’une non reconnaissance de l’impact psychotraumatique des violences sur la santé des victimes

Muriel Salmona, 2016

Je ne suis pas là pour faire la condamnation de notre société. Je suis juste là pour comprendre ce qui m’est arrivé et témoigner. Cette référence au passé de la victime m’évoque la phrase que m’a ressortie mon père quand je lui ai parlé fin mars de mon enfance et de celle de mon frère : « Vous étiez des privilégiés ».

Cette phrase, qui peut paraître anodine, et le contexte dans lequel j’ai été élevée (la fameuse « mixité sociale »), m’ont conduite à accepter sans me plaindre une violence éducative sournoise, un abandon psychique de parents défaillants. Ils étaient présents matériellement (n’oublions pas que j’étais « privilégiée ») mais ne m’ont pas soutenue, me laissant me débrouiller seule pour apprendre la vie et assimiler peu à peu leur modèle conjugal qui m’a conduite, quelques années après, sous l’emprise d’un conjoint malveillant.

Revenons au sujet de cette chronique : la comparaison sociale. Très jeune, j’ai développé une grande empathie pour les victimes de crimes contre l’humanité : l’holocauste et l’esclavage ont toujours été des sujets d’intérêt pour moi, sans que je comprenne pourquoi.

Je devais avoir 11 ou 12 ans quand, lors d’une visite au cimetière (nous y allions deux fois par an), j’ai marché seule entre les allées, m’éloignant de la tombe familiale. Je me suis retrouvée dans le carré juif. J’ai commencé à lire les inscriptions et épitaphes sur les stèles : l’une d’elle évoquait la mémoire d’un enfant de 5 ans mort à Auschwitz. Mon sang s’est glacé dans mes veines. J’avais déjà lu des récits sur l’holocauste, mais c’était la première fois que je voyais le nom et l’âge d’un enfant. Cette terrible réalité devenait concrète, d’un seul coup. J’étais confrontée à la barbarie. Et je me sentais privilégiée de vivre dans un monde (occidental) en paix.

Quelques mois plus tard, j’ai regardé la série Nord et Sud, qui passait à la télé et évoquait la guerre de Sécession américaine à travers la destinée de deux familles, l’une nordiste et l’autre sudiste. Le destin des esclaves m’a beaucoup émue, ainsi que les violences conjugales faites à une femme, Madeleine, par son mari qui l’enfermait, l’humiliait et la battait. Elle était amoureuse d’un autre homme mais ne pouvait aller le rejoindre. Je me suis sentie privilégiée de vivre dans un monde (occidental) libre.

Je suis allée à l’école dans un quartier populaire, dans une ville socialiste, où la mixité sociale était une fierté, brandie comme un étendard. J’habitais le quartier d’à côté, un quartier pavillonnaire neuf, qui était sorti de terre dix ans plus tôt. Mes parents étaient employée et enseignant, des salaires corrects, une vie simple et stable.

Mon père m’a fait comprendre très jeune que j’avais de la chance : je vivais dans une maison quand les autres étaient en immeuble, j’avais ma propre chambre quand eux dormaient à trois au quatre dans la même pièce, j’avais des parents mariés, quand certains élèves devaient faire la navette entre leur père et leur mère divorcés (ce qui était rare à l’époque). Alors j’ai toujours cru que j’étais privilégiée, en effet.

J’ai appris à accepter ma situation, à me contenter de ce qu’on me donnait, à positiver face aux difficultés… et à dénigrer ce que je ne pouvais obtenir. Au collège, j’enviais les vêtements de marque des autres élèves de ma classe (j’étais privilégiée… mais pas trop non plus). Alors je les critiquais dans ma tête. Je me disais qu’ils étaient superficiels, qu’ils ne savaient pas ce qui était vraiment important dans la vie. Je parvenais à me sentir supérieure à eux, parce que je pensais avoir tout compris : les considérations matérielles n’étaient pas l’essentiel. Être plutôt que paraître, tel est le secret. En réalité, je souffrais de ne pas pouvoir m’intégrer au groupe dominant. J’ai fini par en prendre mon parti, par réussir à m’autoconvaincre que j’étais introvertie, différente d’eux et que je n’avais pas besoin d’amis. Je me réfugiais dans les livres pour accepter ma vie en lui donnant de belles couleurs. J’étais émue aux larmes en lisant des récits historiques comme Le dernier des justes d’André Schwartz-Bart.

Mes parents n’étaient pas présents pour moi. J’ai compris très jeune que je devais me débrouiller seule avec mes angoisses. Mon père prônait l’éducation nouvelle, l’autonomie de l’enfant. Et ne nous autorisait pas à exprimer nos émotions. Nous devions être, mon petit frère et moi, des images d’Épinal : sages, silencieux, bons élèves, autonomes. Nous avions perdu toute capacité à nous rebeller après que j’aie reçu une seule et unique fessée, vers l’âge de 5 ans. Combien de fois ensuite mon père n’a-t-il pas dit à qui voulait l’entendre qu’il m’en avait mis une et qu’il était très déçu d’avoir dû en arriver là ? J’ai intégré insidieusement le fait que j’avais ruiné son désir d’être un père parfait. Ensuite, c’est comme si toute mon enfance (et ma vie d’adulte) n’avait visé qu’à rattraper cette « erreur ». Je voulais juste être aimée. Manipulation mentale, humiliation, rejet… toutes les pierres étaient posées pour faire de moi une victime.

Avoir subi des violences dans l’enfance est un facteur de risque majeur d’en subir à nouveau tout au long de sa vie. Le conjoint violent bénéficie également du fait que sa victime, quelles que soient les violences subies depuis son plus jeune âge, n’a jamais été ni protégée, ni reconnue comme victime, ni soignée. Elle a dû grandir en survivant seule face aux violences et à leurs conséquences psychotraumatiques. Elle a appris à considérer qu’elle n’avait pas de valeur, aucun droit et que personne ne viendrait à son secours. Elle a dû construire sa personnalité avec une mémoire traumatique et des troubles dissociatifs de survie, qui l’auront empêchée de se connaître et de se penser comme normale.

Avec une telle enfance, mon estime de soi était au plus bas. Alors quand, jeune adulte, un homme s’est intéressé à moi, j’ai cru que le prince charmant était arrivé. J’avais enfin de la valeur aux yeux de quelqu’un. Le début de la relation a été idyllique. Puis cela s’est compliqué. Il disait avoir des doutes sur les femmes, car sa mère avait trompé son père. Il préférait ne pas s’engager par peur d’être déçu. Il refusait de prononcer les mots « Je t’aime » (ceux que j’attendais tant, dans ma dépendance affective), prétextant que c’était trop tôt.

Au bout de trois mois, il m’a quittée un soir, sans raison apparente, en me disant : « Ce n’est pas avec toi que je veux avoir des enfants » (sic). Désemparée, terrorisée par cet abandon injuste et violent, je me suis accrochée à lui comme à une bouée. Il a accepté de revenir, à mon grand soulagement. J’étais désormais prête à tout pour lui, par peur de le voir à nouveau me quitter. J’ai cherché à devenir la femme parfaite, celle qui ne le décevrait jamais. Je venais, sans le savoir, de refermer le piège de l’emprise.

Il n’y a pas eu de violence physique entre nous. Jamais de geste impulsif, jamais de coup. Vu de l’extérieur, nous formions un couple équilibré, où le dialogue était de mise. Nous avions des projets en commun, nous avancions ensemble dans la même direction. Je sais maintenant que la violence était morale, psychique…

Et sexuelle. Là encore, la comparaison sociale m’a empêché de comprendre. Tout allait bien puisque nous étions sur la « même longueur d’onde » et qu’il me donnait du plaisir. Il était très attentif sur ce point. Je savais que c’était important pour lui alors, parfois, je simulais. Il répétait que nous étions en phase sur le plan sexuel et semblait en être fier. J’ai cru que tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Tant que la victime reste en contact avec son agresseur, le danger et la sidération persistent ainsi que le stress extrême, et le mécanisme de sauvegarde continue d’être enclenché produisant chez la victime un état de dissociation traumatique chronique.

Je sais aujourd’hui que j’étais son esclave sexuelle. Je me soumettais à son désir, à ses besoins, à ses fantasmes. Rien de bien pervers, aucune pratique déviante. Juste des relations imposées dans des lieux ou à des moments qui ne me convenaient pas. Des réveils en pleine nuit. Des positions que je n’aimais pas trop. Et une fréquence qui m’épuisait. Ce qui fait que je n’ai pas compris. S’il ne me bat pas, n’utilise pas la force physique contre moi, veille à mon plaisir… c’est que je suis une privilégiée, non ? Je n’ai découvert que bien plus tard, une fois en sécurité loin de lui, que ce « devoir conjugal » que je croyais légitime était du viol.

Ce mécanisme de comparaison acquis pendant l’enfance m’a permis de tout accepter, de tout justifier. Bien sûr, reprendre les relations sexuelles quinze jours après un accouchement me semblait un peu rapide. Je venais de subir une césarienne. Mon corps aurait préféré se consacrer pleinement à la récupération physique et à l’allaitement… mais il m’assurait qu’on allait y aller en douceur. Il utilisait la culpabilité en disant qu’il avait été soumis à l’abstinence depuis quelques semaines, que c’était déjà long, qu’il ne pouvait plus attendre.

Alors je cédais. Et peu à peu, je reprenais cette vie conjugale épuisante, au détriment de mon bébé. Quelques jours plus tard, j’abandonnais l’allaitement, parce que je ne supportais pas de vivre les deux en parallèle, de voir le lait couler de mes seins pendant nos moments intimes, de mêler ainsi la vie maternelle et la vie conjugale.

C’est le seul regret qui me reste après avoir tiré un trait sur cette relation d’emprise : ne pas avoir pu vivre sereinement mes grossesses et les premières années de mes trois enfants, ne pas avoir pu cultiver ce lien unique avec douceur et tendresse, m’y épanouir, prendre le temps de les allaiter pendant plusieurs semaines et d’être présente à 100% pour chacun d’eux. J’ai fait de mon mieux, mais j’étais épuisée par cette relation conjugale exigeante et je devais gérer la jalousie de leur père qui ne cessait de me répéter qu’il fallait « couper le cordon ». Il m’a volé ça, la beauté de ces moments uniques du lien mère-enfant, des moments dont je ne connaîtrai jamais la plénitude, puisque je les ai vécus dans la violence, sous le joug de mon bourreau. C’est une perte douloureuse dont le deuil me semble impossible à faire.

La comparaison sociale aura donc été à la fois une chance pour moi (en me permettant de survivre, de me créer de fausses valeurs) et un malheur (en me conduisant à minimiser ce que je subissais). Elle m’a conduite à accepter la violence, familiale et conjugale. Oui, il y a des personnes qui vivent des choses pires que nous. On peut toujours comparer. Dans un pays en guerre, les traumas sont plus nombreux et le danger plus présent que dans notre société occidentale. Si vivre en paix est une chance indéniable, cela ne veut pas dire qu’il faut tout accepter. Je n’ai pas été fouettée comme un esclave, battue comme certaines femmes. Personne n’a attenté à ma vie physique.

Pourtant, je sais aujourd’hui que j’ai vécu des situations de violence morale, qui m’ont détruite psychiquement. Mon corps en garde les stigmates, mon esprit est marqué à jamais. Si je suis sortie du trauma depuis quelques mois, je souffre aujourd’hui de traumatisme.

Aux symptômes de stress post-traumatiques, je dois ajouter l’incrédulité du monde extérieur. On me renvoie souvent l’idée que je suis hypocondriaque, que mes troubles somatiques n’ont pas d’origine, que tout est « dans ma tête ». On me prescrit des anti-dépresseurs, que je refuse de prendre. On veut me faire croire que je suis folle ou dépressive, alors que je suis juste traumatisée. Ma mémoire traumatique est pleine d’images accumulées pendant toutes ces années d’emprise. Elle relâche peu à peu ces souvenirs, masqués jusqu’ici par l’amnésie, ce qui me cause flash-backs, réminiscences, insomnies et cauchemars.

Les violences médicales sont un autre sujet sur lequel j’aimerais écrire un article (sans savoir encore si je vais y parvenir).

Pour conclure, je dirais par expérience qu’il faut être attentif à toute comparaison. Dès qu’une personne tente de comparer sa vie à celle d’une autre, j’y vois un signe de mal-être. Chacun doit apprendre à être soi, à définir ses valeurs, ses besoins, ses limites et à les exprimer. Si cela n’est pas fait, si on tente de s’autoconvaincre que tout va bien, que d’autres personnes souffrent davantage, c’est que l’on est en situation de trauma. Il faut parvenir à se réveiller, sortir du déni, demander de l’aide et trouver des solutions pour en sortir.

Si vous pensez être dans ce cas, je vous invite à lire ou écouter Muriel Salmona et Anne-Laure Buffet. C’est en comprenant les mécanismes d’emprise qu’on parvient à mettre en mots ce que l’on vit. Non, vous n’êtes pas fou/folle. Vous pouvez également lire des témoignages et chercher du soutien dans les groupes Facebook dédiés aux violences conjugales ou familiales. Il ne faut pas rester seul(e).


Références

Vidéo d’Anne-Laure Buffet : L’emprise, la comprendre pour s’en libérer

Mon article sur le dernier livre d’Anne-Laure Buffet, Les prisons familiales : Sortir du silence

Mon article sur les vidéos de Cyrinne Ben Mamou, Comprendre le traumatisme : Traumatisme et résilience

9 réflexions sur “« Vous êtes des privilégiés »

  1. Bonjour Nina,

    Merci pour ton témoignage !

    Comme le dit fort à propos le dicton: « comparaison n’est pas raison ». Chacun a son chemin de vie particulier et compose avec une montagne de données qui échappe à autrui.

    La violence psychologique a un côté annihilateur profondément déstructeur car elle est là et personne ne la voit de manière limpide, comme on verrait une violence physique. Elle s’insinue à travers de la manipulation et de la culpabilité.

    Ton « vous êtes des privilégiés » est éloquent !

    Belle journée ☀

    1. Bonjour Johan,

      J’aurais aimé ne pas avoir à écrire ces lignes, ne pas avoir connu tous ces tumultes.

      Il faut apprendre à être soi, unique et confiant(e). C’est un long apprentissage qui commence.

      Si la violence psychologique est sournoise et invisible, comme tu le dis, ses effets sont bien réels. J’ai encore de vieux réflexes : de comparaison, de culpabilité, de doute en mes capacités. J’espère que je réussirai un jour à être moi de façon saine, pleine et entière.

      Je ne connais pas ton histoire mais j’ai cru comprendre que tu avais, toi aussi, subi des actes de violence intrafamiliale. Je te souhaite d’aller vers la résilience pour t’épanouir loin de ce passé trouble.

      Merci pour ton soutien.

      Bonne soirée ✨

  2. Encore un très bel article Nina. Merci beaucoup. Pour ces liens et pour cette prise de conscience aussi. Il y a toujours pire, ce qui ne veut pas dire que ce qu’on vit est « bon » ou « acceptable », loin de là.

    Il y a peu, lors d’un coaching, je disais « moi j’ai eu une enfance heureuse », c’est un peu mon leitmotiv. depuis toujours. Parce que j’ai toujours comparé mon enfance à celle de ma mère.
    Et justement en discutant avec cette coach, j’ai parlé de ma mère et notamment de son enfance, de sa relation à ses parents. Et là, il y a quelque chose qui a sonné différemment. Je n’ai pas vécu la violence en tant que telle dans ma vie d’enfant, mais la violence de l’enfance de ma mère, je la connais sous toutes les coutures. Elle a toujours été là, au milieu de notre vie.
    Je n’en veux pas à ma mère mais du coup j’ai grandi dans un univers un peu biaisé par cette vision.

    Par la suite, j’ai eu beaucoup de mal à admettre que j’avais moi même été victime. Il n’y avait pas de coup, rien de visible, alors ce n’était rien, comparé aux autres.
    La comparaison, encore.

    C’est intéressant comme réflexion.
    Après je pense que ça dépend aussi du caractère de l’enfant.

    Très belle journée à toi et belle progression. J’ai l’impression qu’à chaque prise de conscience, tu enlèves des couches de passé et tu t’ouvres un peu plus à la lumière du présent. C’est aussi un beau chemin à contempler, de l’extérieur.

  3. Zut j’ai tapoté sur enter. Je continue. Oui nous sommes privilégiés du point de vue matériel mais ce n’est pas ça le privilège. J’ai vécu l’absence de confort dans ma jeunesse mais pas la misère. Mes parents et famille étaient des gens bienveillants, avec des valeurs de justice, de solidarité et qui aimaient rire! Cependant ils travaillaient trop et peu disponibles.
    Ce qui est important c’est l’écoute et l’accueil des émotions. Je suis reconnaissant à ma mère de m’avoir donné l’autorisation de pleurer, que c’etait important.
    Il faut s’écouter, écouter son corps, savoir dire non, avec douceur ou fermeté si nécessaire. Et puis transmettre aux enfants des savoirs faire plutot que des savoirs, vivre avec eux de belles experiences plutôt que consommer bêtement et se réfugier uniquement dans le confort.

    1. C’est un équilibre à trouver : être présent avec les enfants tout en ayant une vie sociale harmonieuse.

      Tu as eu de la chance de pouvoir exprimer tes émotions et d’apprendre à t’écouter. C’est difficile d’y parvenir quand on n’y a, comme moi, jamais été habitué(e).

      Le contexte familial est vraiment important pour la croissance d’un enfant, comme un terreau nourricier. On devrait proposer aux parents du soutien et des conseils éducatifs car beaucoup sont démunis face à leurs enfants. Autrefois, toutes ces valeurs étaient transmises par la famille, le village, la communauté. Avec les distances et l’éclatement de certains noyaux familiaux, tous ces repères ont disparu.

      Merci pour ton témoignage 🌟

  4. Sacré témoignage !
    Et oui la comparaison est terrible ! « N’oublie pas que t’as des enfants plus malheureux et qui ne mangent pas à leur faim. Mange ta soupe. »
    Merci encore pour ton témoignage
    Belle journée à toi

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